16.11.2006
et ben, vive la France!
Il parait que voyager forme la jeunesse; ce qui est sûr, c'est que cela permet d'apprendre beaucoup de choses, sur les pays visités, mais aussi, par contrecoup, sur son propre pays. Cela a été le caspour moi cette année.
Ceux qui sont les (malheureux parce qu'abandonnés) lecteurs de ce blog, savent que j'étais cet été au Portugal avec Sexygirl. J'y ai rencontré des cousins de celle-ci, qui sont cap-verdiens. J'ai appris grâce à eux que les noirs au Portugal sont en grande majorité la classe pauvre, et donc un peu méprisée, ou en tout cas mal vue par les blancs. Pour être tout à fait juste, il faut dire que les noirs là-bas sont très souvent des cap-verdiens; ce sont des gens adorables, très accueillants, même dans la plus grande pauvreté, mais on pourrait tout de même résumer le façon de penser par: "moins je travaille, mieux je me porte". Ce qui explique quand même un peu la pauvreté. L'ascension semble plutôt se faire par mariage, dans leur culture, comme j'ai cru le comprendre à mes dépents:
La grand-tante de Sexygirl nous avait invitées à manger le plat national (catchupa), et apprenant que j'étais professeur, que je gagnais bien ma vie, et qu'en plus je vivais en France, elle m'aurait volontiers mariée à l'un de ses petits neveux qui était là. Bon, cela ne s'est pas fait... quel dommage!...
Toujours est-il que, découvrant les cultures cap-verdienne et portugaise, je me suis aperçue qu'en France, la mixité sociale est tout de même plus réussie que là-bas, où voir un opticien noir tient de l'exception la plus totale. Et cela m'a été confirmé par l'un des cousins de Sexygirl. Selon lui, en France, on s'amuse à faire des mélanges: asiatiques, blancs, maghrébins, noirs, américains du sud... comme si on voulait mélanger les couleurs! ce qui au Portugal, ne se fait pas.
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Au retour de ce voyage, j'ai discuté avec la mère de Sexygirl. J'ai alors compris pourquoi elle était venue en France avec ses filles. Il y a 25 à 30 ans, elle était l'une des toutes premières Portugaises à avoir des enfants avec un cap-verdien. Et quand Sexygirl, l'aînée, a bientôt eu 10 ans, elle s'est rendue compte qu'en tant que métisses, ses filles n'avaient pas beaucoup de perspectives d'avenir en Portugal. Elle est venue en France pour leur offrir des chances de s'en sortir car, et c'est elle qui me l'a dit, le système scolaire, si nécessaire avec bourse, permet à tous de travailler et d'accéder à un métier. En effet, ses 4 filles s'en sont bien sorties: l'une est professeur d'allemand (oui, enfin, "bien sortie", vous voyez ce que je veux dire, quoi...), la deuxième sera médecin, la 3e, peut-être gendarme et la 4e travaille encore au lycée pour pouvoir avoir le choix.
Conclusion, cela faisait bien plaisir d'entendre qu'il était agréable de vivre en France, que c'était une terre enviée, et pour des raisons valables. Certes, tout n'est pas rose, mais il ne faut pas noircir le tableau, la preuve!
15:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
contente de te revoir et d'avoir de tes nouvelles. et en ce qui concerne le métissage, quel bonheur de vivre en France.
et ce collège en meuse, comment ça se passe?
Ecrit par : sev | 17.11.2006
super bien! les élèves sont adorable et j'aime ce métier!
Ecrit par : mathilde die wilde | 18.11.2006
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