22.12.2008
LA robe !
10:50 Publié dans dérapage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.12.2008
Mme de Sévigné était un cardinal
Ma collègue de français a donné une recherche sur Madame de Sévigné à ses élèves de 4e.
Certaines réponses sont assez insolites, mais véridiques :
1) Quel titre de noblesse a-t-elle acquis par mariage ?
_ cardinal
2) Sous le règne de quel roi de France Madame de Sévigné a -t-elle vécu ?
_ Marcel Proust (!!!)
16:31 Publié dans le mot de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.12.2008
Merci mon Prince et Yoko Tsuno !
A l'âge de 12 ans, je reçus une bande dessinée : Yoko Tsuno, La Frontière de la vie.
J'ai adoré cette BD, à tel point que pendant plusieurs années, je me suis procuré tous les albums de cette héroine.
Mais La Frontière de la vie est resté mon préféré : l'histoire est touchante et elle se déroule dans un lieu qui m'avait paru très beau. Roger Leloup avait déssiné avec force détails une petite ville médiévale nommée Rothenburg ob der Tauber. En lisant la BD, je suis tombée amoureuse de cette ville.
Et depuis 1992, je rêvais d'aller la visiter "en vrai" !
Lorsque en septembre dernier, Prince et moi avons décidé de nous offrir un week-end rien que tous les deux, le choix s'est vite imposé : Rothenburg.
Et le week-end dernier, mon rêve s'est réalisé.
Nous avions réservé une chambre dans un ancien moulin à eau en contrebas de Rothenburg. Après avoir déposé notre valise, nous nous sommes rendus à pied en ville. Et là, j'ai découvert une merveilleuse petite ville aux maisons authentiques, colorées, à colombages. Les rues étaient décorées pour Noël, illuminées, le marché de Noël était animé et sentait bon le vin chaud.
J'étais émerveillée par la beauté de l'architecture médiévale, par les toits couverts de neige, par l'ambiance chaleureuse et douce (malgrè le froid). Je me suis imaginée courir dans les remparts avec Yoko Tsuno à la poursuite de l'inconnue. J'ai mangé en compagnie de l'homme que j'aime dans un restaurant typique situé à l'intérieur d'une maison conservée en son état d'origine.
J'ai parlé allemand avec un plaisir non dissimulé, flâné sur le marché de Noël, goûté aux spécialités locales, admiré les rayons du soleil sur Rothenburg dans les bras de Prince.
Mon rêve s'est réalisé et c'était encore mieux que ce que j'avais imaginé.
10:05 Publié dans Le bonheur, ça se trouve en petite monnaie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.12.2008
Compliment
A l'occasion du 11 Novembre, notre président, accompagné de sa femme, s'est rendu au mémorial de Douaumont.
Il a souhaité que des élèves de la région soient présents pour assister à l'événement. Des élèves du collège où je sévis j'officie se sont donc rendus sur place avec quelques professeurs (bénévoles, qu'on se le dise, malgré la responsabilité).
Au retour, les commentaires ont fusé sur le couple présidentiel : il est petit, elle est potiche, elle n'est pas belle... Là, je suis intervenue:
_Oh, pas belle, vous exagérez !
_Oh, non Madame, en tout cas, vous êtes bien plus belle qu'elle !
Il est pas adorable, ce petit ?
09:13 Publié dans Le bonheur, ça se trouve en petite monnaie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2008
On en perd notre français !
Bien souvent je me rends compte que les Français maîtrisent de moins en moins bien leur propre langue.
C'est un état de choses qui a très probablement de multiples causes mais le fait d'utiliser des mots anglais de plus en plus régulièrement n'y est peut-être pas pour rien.
On ne parle plus de l'ascension ou de la réussite impressionante de tel jeune cadre, mais de la success story de ce golden boy. Ce dernier d'ailleurs n'utilise certainement pas un agenda mais plutôt un organizer.
Tandis que nos parents et grand-parents admiraient les vedettes et dansaient joue contre joue (comme le dit si bien Aznavour), les jeunes générations d'aujourd'hui rêvent d'être des guests sur les plateaux de télé et s'agitent sur les dance floor aux son des best of de leur stars préférées.
Alors que les générations précédentes vivaient des histoires d'amour romantiques, nous flirtons dans des speed dating dans l'espoir d'une love story et si par hasard elle nous conduit au mariage, nous emploierons les services d'un wedding planer. Le jour du mariage, nos mères étaient féminines et ravissantes ; nous nous devons d'être girly, quitte à user d'artifices comme le lip gloss, le rouge à lèvres étant bien trop démodé, pardon, out.
Alors permettez-moi de trouver cela un peu too much de bousiller sa langue maternelle pour paraître hype. Et c'est pour exprimer mon indignation que j'ai écrit cette note, alors même que je suis overbookée !
20:08 Publié dans le mot de la semaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.12.2008
On l'a échappé belle !
Hier, vers 11h, je rentrais dans ma classe et installait mes affaires sur le bureau en attendant les élèves lorsque j'entendis S., mon colègue d'histoire géographie dans le couloir. Il y avait dans sa voix autoritaire une nuance inhabituelle et inquiétante. Mes élèves n'étant toujours pas arrivés (à mon grand étonnement), je sortis de la salle pour voir que les portes coupe-feu étaient fermées à l'une des extrémités et que S. interdisait à un groupe d'élèves de les franchir.
Intriguée, je m'approchais et lui demandais de quoi il retournait. Il répondis, contenant son angoisse, panique inquiétude: Il y a un obus dans ma salle et je ne sais pas s'il est désamorcé (Stupeur!!!)
Immédiatement, je l'ai donc aidé à évacuer dans le calme les élèves et quelques profs présents encore dans les couloirs.
Tout d'abord, comme dans l'équipe éducative ne se trouvait aucun spécialiste des armes de 14-18, nous sommes tous allés dans une salle à l'opposé du bâtiment, puis, sur avis des démineurs, vers 11h30, nous avons fait évacuer le collège et sommes allés nous réfugier dans le gymnase.
Tout cela sur fond de rumeur grandissante parmi les élèves à qui nous n'avions pas dit de prime abord ce qui se passait. Mais bien entendu, certains étaient au courant car l'élève qui avait eu l'idée saugrenue d'apporter un obus en cours alors que la guerre de 14-18 n'était même pas au programme de sa classe, n'avait pas pu s'empêcher de le montrer aux camarades qui attendaient le bus scolaire avec elle le matin même.
En écoutant les élèves parler, nous apprîmes donc que le-dit obus était déjà tombé plusieurs fois car certains avaient voulu jouer avec sous l'arrêt de bus (Horreur!!!) et qu'il avait été soumis à des différences de températures importantes au cours de la matinée : 0° dehors, 25° dans le bus, 20° dans les classes... (Damnation!!!)
Entre le collège et le gymnase, naturellement, il faut imaginer les élèves excités par l'événement et courant partout, ceux qui paniquent et font soit une bonne crise de larmes soit une crise d'asthme et ceux qui avec leur portable, appellent leurs parents. Il fut bien difficile et parfois impossible de faire comprendre à ces derniers qu'un périmètre de sécurité les empêcherait d'atteindre leur progéniture, qui d'ailleurs était en sécurité avec nous.
Arrivés au gymnase, le chef d'établissement pris la parole pour nous indiquer que les démineurs étaient désormais sur place, que l'obus était effectivement chargé (et instable vu ses 90 ans d'âge) mais qu'on ne savait pour l'instant pas s'il s'agissait d'un obus explosif ou à gaz, auquel cas la situation pouvait être bien préocupante...
Vers 12h30, enfin, on put repartir vers le collège la cantine car les démineurs avaient terminé leur travail et emporté l'objet de toutes les discussions.
Là, atablés devant un bon repas, nous (les profs) apprîmes de la bouche même du chef que l'arme était un obus à billes, mortelles à 1km de distance ! ...
On n'était décidément pas passé très loin d'une catastrophe...
09:46 Publié dans dérapage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.12.2008
Géographie française
La semaine dernière, des manifestations ont eu lieu pour protester contre le manque de logements pour les sans-abris. Les manifestants entendaient dénoncer la situation de Paris mais également de toutes les agglomérations françaises. L'un deux cita même un exemple en disant: "... dans la petite ville de Metz" ...
Après quelques recherches, Metz et son agglomération comptent 429 588 habitants.
C'est quoi une grande ville ?
17:50 Publié dans dérapage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.12.2008
Le diktat de la bise
Il est en France une coutume étrange que nos compatriotes du monde entier considèrent avec étonnement, répulsion ou parfois envie : se faire la bise pour se saluer.
Il n'est que de regarder nos voisins européens pour comprendre que nous touchons là encore à une exception française, ou en tout cas latine : au mieux, en Allemagne, on se sert pudiquement dans les bras (un peu comme aux Etats-Unis), en Angleterre, on se sert la main, en Finlande, on se dit simplement bonjour de loin.
L'apprentissage de cet usage se fait généralement au collège. Dès la classe de 6e, pour faire "comme les grands", les collégiens commencent à se faire la bise. Ce rituel de salutation est un "must" dans le passage de l'enfance à l'âge adulte. En effet, aux enfants, on fait des bisous, les adultes, on leur fait la bise. Question de respect !
D'ailleurs, les adolescents qui adoptent cette façon de faire ressentent souvent un grand sentiment de fièreté. Par ce petit signe, le monde des adultes tant convoité se révèle à portée de main !
Selon les régions, on en fait 2, 3 ou 4, ce qui occasionne bien des malentendus lorsque par exemple un champenois rencontre un auvergnat, le champenois restant la joie tendue dans le vide quand l'auvergnat pense avoir dignement accompli le rituel de...3 bises !
En ce qui me concerne, j'ai toujours trouvé que 4 bises étaient bien trop impersonnelles, et bien longues lorsque l'on doit saluer toute une assemblée ! Je m'en tiens donc à 2, contrairement à l'usage régional et en ai même fait un privilège : seuls mes amis ou les personnes que j'apprécie y ont droit !
Oui mais, il y a un mais. Depuis quelques mois, je suis au supplice. Je fait en effet partie d'une association de bénévoles (la Croix Rouge, pour ne pas la citer) où tout le monde se fait la bise. Vous me direz qui si nous sommes 10, je n'ai pas à me plaindre. Mais nous sommes environ trente ! Et il y a dans le lot des gens que je n'apprécie pas forcément. C'est peu charitable, certes, mais c'est comme ça!
Et donc, une fois par mois au minimum, lors de notre réunion mensuelle, je suis contrainte de sacrifier au rituel. Je tente bien parfois d'y échapper, mais ils insistent les bougres !
Le summum a tout de même été atteind lorsqu'un jour, mon équipe de secouristes est allée renforcer les secouristes du département voisin à l'occasion d'un marathon. Notre ambulance ne roulant pas vite, nous nous étions levés à 4h30 du matin. Nous sommes arrivés à 5h30 sur place et avons été accueillis par une centaine de collègues, tous inconnus, et à qui il a fallut faire, à peine réveillés... 4 bises chacun ! Un comble !
14:46 Publié dans questions existentielles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






