10.12.2008
On en perd notre français !
Bien souvent je me rends compte que les Français maîtrisent de moins en moins bien leur propre langue.
C'est un état de choses qui a très probablement de multiples causes mais le fait d'utiliser des mots anglais de plus en plus régulièrement n'y est peut-être pas pour rien.
On ne parle plus de l'ascension ou de la réussite impressionante de tel jeune cadre, mais de la success story de ce golden boy. Ce dernier d'ailleurs n'utilise certainement pas un agenda mais plutôt un organizer.
Tandis que nos parents et grand-parents admiraient les vedettes et dansaient joue contre joue (comme le dit si bien Aznavour), les jeunes générations d'aujourd'hui rêvent d'être des guests sur les plateaux de télé et s'agitent sur les dance floor aux son des best of de leur stars préférées.
Alors que les générations précédentes vivaient des histoires d'amour romantiques, nous flirtons dans des speed dating dans l'espoir d'une love story et si par hasard elle nous conduit au mariage, nous emploierons les services d'un wedding planer. Le jour du mariage, nos mères étaient féminines et ravissantes ; nous nous devons d'être girly, quitte à user d'artifices comme le lip gloss, le rouge à lèvres étant bien trop démodé, pardon, out.
Alors permettez-moi de trouver cela un peu too much de bousiller sa langue maternelle pour paraître hype. Et c'est pour exprimer mon indignation que j'ai écrit cette note, alors même que je suis overbookée !
20:08 Publié dans le mot de la semaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.12.2008
On l'a échappé belle !
Hier, vers 11h, je rentrais dans ma classe et installait mes affaires sur le bureau en attendant les élèves lorsque j'entendis S., mon colègue d'histoire géographie dans le couloir. Il y avait dans sa voix autoritaire une nuance inhabituelle et inquiétante. Mes élèves n'étant toujours pas arrivés (à mon grand étonnement), je sortis de la salle pour voir que les portes coupe-feu étaient fermées à l'une des extrémités et que S. interdisait à un groupe d'élèves de les franchir.
Intriguée, je m'approchais et lui demandais de quoi il retournait. Il répondis, contenant son angoisse, panique inquiétude: Il y a un obus dans ma salle et je ne sais pas s'il est désamorcé (Stupeur!!!)
Immédiatement, je l'ai donc aidé à évacuer dans le calme les élèves et quelques profs présents encore dans les couloirs.
Tout d'abord, comme dans l'équipe éducative ne se trouvait aucun spécialiste des armes de 14-18, nous sommes tous allés dans une salle à l'opposé du bâtiment, puis, sur avis des démineurs, vers 11h30, nous avons fait évacuer le collège et sommes allés nous réfugier dans le gymnase.
Tout cela sur fond de rumeur grandissante parmi les élèves à qui nous n'avions pas dit de prime abord ce qui se passait. Mais bien entendu, certains étaient au courant car l'élève qui avait eu l'idée saugrenue d'apporter un obus en cours alors que la guerre de 14-18 n'était même pas au programme de sa classe, n'avait pas pu s'empêcher de le montrer aux camarades qui attendaient le bus scolaire avec elle le matin même.
En écoutant les élèves parler, nous apprîmes donc que le-dit obus était déjà tombé plusieurs fois car certains avaient voulu jouer avec sous l'arrêt de bus (Horreur!!!) et qu'il avait été soumis à des différences de températures importantes au cours de la matinée : 0° dehors, 25° dans le bus, 20° dans les classes... (Damnation!!!)
Entre le collège et le gymnase, naturellement, il faut imaginer les élèves excités par l'événement et courant partout, ceux qui paniquent et font soit une bonne crise de larmes soit une crise d'asthme et ceux qui avec leur portable, appellent leurs parents. Il fut bien difficile et parfois impossible de faire comprendre à ces derniers qu'un périmètre de sécurité les empêcherait d'atteindre leur progéniture, qui d'ailleurs était en sécurité avec nous.
Arrivés au gymnase, le chef d'établissement pris la parole pour nous indiquer que les démineurs étaient désormais sur place, que l'obus était effectivement chargé (et instable vu ses 90 ans d'âge) mais qu'on ne savait pour l'instant pas s'il s'agissait d'un obus explosif ou à gaz, auquel cas la situation pouvait être bien préocupante...
Vers 12h30, enfin, on put repartir vers le collège la cantine car les démineurs avaient terminé leur travail et emporté l'objet de toutes les discussions.
Là, atablés devant un bon repas, nous (les profs) apprîmes de la bouche même du chef que l'arme était un obus à billes, mortelles à 1km de distance ! ...
On n'était décidément pas passé très loin d'une catastrophe...
09:46 Publié dans dérapage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.12.2008
Géographie française
La semaine dernière, des manifestations ont eu lieu pour protester contre le manque de logements pour les sans-abris. Les manifestants entendaient dénoncer la situation de Paris mais également de toutes les agglomérations françaises. L'un deux cita même un exemple en disant: "... dans la petite ville de Metz" ...
Après quelques recherches, Metz et son agglomération comptent 429 588 habitants.
C'est quoi une grande ville ?
17:50 Publié dans dérapage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




