31.03.2008

Devise shadok

1538124383.jpg

24.02.2008

Pas de confusion!

La convention n'est pas la morale. La religiosité n'est pas la foi. Attaquer les premières n'est pas assaillir les secondes.

 

Charlotte Brontë, 1847. 

01.01.2006

Ah, Marilyn!...

"Ce que je porte la nuit? Mais... N°5 de Chanel, bien sûr!"

13.09.2005

Héros

"_Unglücklich das Land, das keine Helden hat.

 _Nein, unglücklich das Land, das Helden nötig hat."

B. Brecht, Galilei.

 

Traduction:

"_Bien malheureux, le pays qui n'a pas de héros.

 _Non, bien malheureux, le pays qui en a besoin."

medium_zorro.jpg

23.05.2005

Les mains d'Elsa

Donne-moi tes mains pour l’inquiétude
Donne-moi tes mains dont j’ai tant rêvé
Dont j’ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon propre piège
De paume et de peur de hâte et d’émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fuit de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Qui me bouleverse et qui m’envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet des sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D’une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d’inconnu

Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme
S’y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement

Aragon, Le Fou d’Elsa

16.05.2005

Les amoureux trahis

Moi j'avais une lampe
et toi la lumière
Qui a vendu la mèche ?

Prévert, La pluie et le beau temps.

03.05.2005

Battons-nous!

"Une bataille perdue est une bataille que l'on croit perdue"
Napoléon Bonaparte.

25.04.2005

Eloge?

"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur"
Beaumarchais.

18.04.2005

Hommes et femmes...

"Wenn eine Frau sagt "jeder", meint sie: jedermann.
Wenne ein Mann sagt "jeder", meint er: jeder Mann."
Marie von Ebner-Eschenbach

11.04.2005

Le mot.

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! Et ne m’objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.
Ecoutez bien ceci :
Tête à tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l’oreille au plus mystérieux
De vos amis de cœur, ou, si vous l’aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot – que vous croyez qu’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre –
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre ;
Tenez, il est dehors ! il connaît son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes comme l’aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien de l’arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et caetera ;
Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l’étage : il a la clé,
Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l’homme en face,
Dit : « Me voilà ! je sors de la bouche d’un tel. »

Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Victor Hugo, Toute la lyre.

Toutes les notes