02.12.2008
Le diktat de la bise
Il est en France une coutume étrange que nos compatriotes du monde entier considèrent avec étonnement, répulsion ou parfois envie : se faire la bise pour se saluer.
Il n'est que de regarder nos voisins européens pour comprendre que nous touchons là encore à une exception française, ou en tout cas latine : au mieux, en Allemagne, on se sert pudiquement dans les bras (un peu comme aux Etats-Unis), en Angleterre, on se sert la main, en Finlande, on se dit simplement bonjour de loin.
L'apprentissage de cet usage se fait généralement au collège. Dès la classe de 6e, pour faire "comme les grands", les collégiens commencent à se faire la bise. Ce rituel de salutation est un "must" dans le passage de l'enfance à l'âge adulte. En effet, aux enfants, on fait des bisous, les adultes, on leur fait la bise. Question de respect !
D'ailleurs, les adolescents qui adoptent cette façon de faire ressentent souvent un grand sentiment de fièreté. Par ce petit signe, le monde des adultes tant convoité se révèle à portée de main !
Selon les régions, on en fait 2, 3 ou 4, ce qui occasionne bien des malentendus lorsque par exemple un champenois rencontre un auvergnat, le champenois restant la joie tendue dans le vide quand l'auvergnat pense avoir dignement accompli le rituel de...3 bises !
En ce qui me concerne, j'ai toujours trouvé que 4 bises étaient bien trop impersonnelles, et bien longues lorsque l'on doit saluer toute une assemblée ! Je m'en tiens donc à 2, contrairement à l'usage régional et en ai même fait un privilège : seuls mes amis ou les personnes que j'apprécie y ont droit !
Oui mais, il y a un mais. Depuis quelques mois, je suis au supplice. Je fait en effet partie d'une association de bénévoles (la Croix Rouge, pour ne pas la citer) où tout le monde se fait la bise. Vous me direz qui si nous sommes 10, je n'ai pas à me plaindre. Mais nous sommes environ trente ! Et il y a dans le lot des gens que je n'apprécie pas forcément. C'est peu charitable, certes, mais c'est comme ça!
Et donc, une fois par mois au minimum, lors de notre réunion mensuelle, je suis contrainte de sacrifier au rituel. Je tente bien parfois d'y échapper, mais ils insistent les bougres !
Le summum a tout de même été atteind lorsqu'un jour, mon équipe de secouristes est allée renforcer les secouristes du département voisin à l'occasion d'un marathon. Notre ambulance ne roulant pas vite, nous nous étions levés à 4h30 du matin. Nous sommes arrivés à 5h30 sur place et avons été accueillis par une centaine de collègues, tous inconnus, et à qui il a fallut faire, à peine réveillés... 4 bises chacun ! Un comble !
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17.11.2008
La salle d'attente
Vous avez peut-être déjà vécu cette scène: vous êtes dans la salle d'attente chez le médecin, vous êtes arrivé en avance par rapport à votre rendez-vous et vous patientez jusqu'à ce que le médecin vous appelle.
Autour de vous, il y a d'autres patients. Eux aussi attendent leur tour. L'un après l'autre, le médecin vient les chercher. Ils disparaissent avec lui dans la salle d'examen pendant que vous continuez à vous demander quand votre tour viendra.
Et bien en ce moment, bien que je sois vraiment heureuse, j'ai l'impression que ma vie est une salle d'attente.
Prince Charmant et moi avons une maison. Mais avant de pouvoir inviter correctement nos amis, il nous faut attendre la fin des travaux.
Je prépare notre mariage depuis janvier dernier. Mais avant qu'on m'appelle "Madame", il faut que j'attende le 30 mai 2009.
Nous désirons ardemment avoir des enfants, seulement, il va falloir tout d'abord que les travaux soient terminés et que le mariage soit passé (rapport à la robe: c'est pas top avec le ballon!)
Je souhaite avoir un poste fixe car j'ai envie de m'investir dans un établissement, organiser des voyages, etc... Mais je suis encore TZR (remplaçante)
Je suis remplaçante, oui, mais sans remplacement! je fais donc des cours de soutien aux élèves qui en ont besoin et je hante la salle des profs de mon établissement de rattachement...
Je vous l'ai dit, malgrè tout cela, je suis heureuse, mais pour l'instant, j'ai quand même l'impression de subir les circonstances extérieures et je me languis d'agir!
Vivement 2009!
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10.11.2008
Trentenaire!
Vous connaissez la chanson de Bénabar qui raconte comment un homme de trente ans fête son anniversaire avec ses amis au bord de la mer?
Le ton de cette chanson est un peu désabusé, nostalgique. Visiblement, c'est dur de passer ce cap inévitable!
Jusqu'à présent pourtant, cette chanson ne me touchait pas, je ne me sentais pas concernée. En effet, lorsqu'elle est sortie, j'avais environ 22 / 23 ans! Maintenant j'en ai 28 : trente ans? c'est pas encore pour moi!!!
Et pourtant...
Il se trouve que je suis secouriste à la Croix Rouge. Or, pendant un entraînement, je jouais le rôle d'une victime qui s'est cassé la cheville en faisant du sport. Les secouristes arrivent et simulent un appel au SAMU en donnant tous les renseignements nécessaires. Et là, j'entends:
"Il s'agit d'une jeune femme d'une trentaine d'années..."
Je n'ai pas bien entendu la suite.
Le croiriez-vous, cela m'a fait tout drôle de découvrir comment j'étais perçue vue de l'extérieur!
Dans ma tête, je n'ai pas tant changé et ce n'est pas parce que j'ai bientôt pas tout de suite trente ans que je l'ai assimilé. J'ai l'impression que cette petite phrase m'a vieilli trop vite et que cela ne correspond pas à ce que je ressens!
Mais j'ai encore 2 ans pour m'y faire...
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06.11.2008
The american president et ce que les gens en disent
Hier, le monde entier a appris la bonne nouvelle (en tout cas, ce qu'il est de bon ton de considérer comme une bonne nouvelle) : Barack Obama a été élu président des Etats-Unis.
Comme beaucoup, je m'en suis réjouie. Non pas parce que Mc Cain serait un monstre républicain ou parce que Palin serait dangereuse, mais parce que je me sens plus proche du programme de Obama que de celui de Mc Cain. Les forages pétroliers en Alaska (en zone protégée) prévus par le candidat républicain ainsi que l'interdiction de l'avortement avaient tendance à me déranger.
Ceci dit, d'aucuns pourraient penser que quiconque n'étant pas américain n'a pas son mot à dire.
Je vais donc me contenter à partir de maintenant de commenter les réflexions des tout un chacun (en particuler journalistes et personnes politiques).
Et donc, depuis hier, une remarque se fait insistante : Pour la 1ere fois de l'histoire un noir a accédé à la maison blanche!
Et bien, je ne peux pas m'empécher de "tiquer" : non, il n'est pas noir. Il est métisse. C'est un détail? Pas tant que cela selon moi. Car ce métissage est une richesse. C'est d'ailleurs, je crois, ce qui l'a aidé à convaincre tant d'américains. C'est pourquoi il a pu tenir des discours sur le rassemblement des américains d'origines différentes.
Si Obama est à moitié noir, il est aussi à moitié blanc! Qu'on se le dise!
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29.01.2007
Eteignez vos lumières!
Voici un article du "Monde", proposant une expérience qui me paraît intéressante et ne coûte qu'un peu de temps: 5 minutes, pas plus!
L'Alliance pour la planète, qui regroupe plusieurs associations environnementales en France, appelle institutions et particuliers à couper l'électricité pendant cinq minutes jeudi 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00.
L'initiative, baptisée "5 minutes de répit pour la planète", vise à coïncider avec la publication à Paris du rapport du groupe d'experts des Nations unies sur l'évolution du climat. Le lendemain, le président Jacques Chirac inaugurera une conférence mondiale sur l'environnement.
En éteignant lumières et veilles ce jour-là, ce qui "ne prend pas longtemps et ne coûte rien", l'association veut montrer aux candidats à l'élection présidentielle "que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique".Une expérience similaire avait été menée dans les années soixante-dix, se souvient Michel Varagne, journaliste, écrivain et auteur de "La révolte des vieux", roman de science-fiction qui présente la surconsommation d'électricité comme une arme aux mains de "terroristes" du troisième âge.
"Durant le journal du 20 heures, le présentateur, depuis le siège du réseau de transport d'électricité, avait invité les téléspectateurs à éteindre leurs appareils électriques", explique-t-il. "Le résultat était visible, en temps réel, sur un compteur de consommation".
Si cette expérience avait effectivement influé sur la consommation électrique des Français, Cyrielle Den Artigh, porte-parole de L'Alliance pour la planète, ne souhaite pas en prendre exemple.
"Nous avons choisi les lumières pour leur symbolique forte. Ce n'est pas leur faible consommation qui va changer les choses. Ce n'est qu'un signal visible", dit-elle.
Depuis le mois de décembre, un e-mail invite les internautes à participer à cette initiative et fait l'objet d'une chaîne continue.
"Nous recevons des réponses de Belgique, de Suisse, du Luxembourg. Notre site internet et notre standard sont saturés", se félicite Cyrielle Den Artigh.
Alors , à vos interrupteurs!
22:16 Publié dans questions existentielles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2006
vive la météo française!
Avez-vous déjà remarqué par quoi débute la météo à la télé, que ce soit sur TF1 ou sur une chaîne publique?
Le présentateur, ou la présentantrice, tout sourire, commence invariablement par décrire le temps qu'il a fait dans la journée! Des fois qu'on aurait passé la journée enterré dans une cave humide, ils veulent probablement nous tenir au courant de ce que nos compatriotes ont pu vivre!
13:25 Publié dans questions existentielles | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
09.02.2006
Beaucoup de bruit...
L'autre jour, mardi je crois, je regardais les informations de 20h, une fois n'est pas coutume et j'y ai vu un islamiste de je ne sais quel pays parler des fameuses caricatures danoises et de leur auteur. Il disait en substance : "Ce dessinateur, il faut le traduire en justice et l'éxécuter!"
Et là, je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire. Oui, je sais, ces propos sont graves, mais leur absurdité m'est apparue si énorme que j'ai ri! En effet, à quoi sert de traduire quelqu'un en justice si on sait que de toute façon, on va l'exécuter ?!
et puis, exécuter quelqu'un pour des dessins??? aussi rassistes soient-ils?!!! ça non!
Mais, d'ailleurs, ces caricatures, je ne les avais toujours pas vues. A quel point sont-elles rassistes? Pourquoi dérangent-elles autant ?
Ayant appris que grâce à un vice de procédure, charlie hebdo était finalement autorisé à les publier, je décidai de me procurer ce journal dès le lendemain.
J'y suis allée le matin, et j'ai eu de la chance (enfin à ce moment je le croyais), car j'ai acheté le tout dernier exemplaire du bureau de presse... pour constater qu'en fait de caricatureS, il n'y en a en fait qu'une seule ! (ou bien, me suis-je fourvoyée?)
Toujours est-il qu'il s'agit de Mahomet se prenant la tête dans les mains et gémissant "c'est dur d'être aimé par des cons". Si les cons en question, ce sont les intégristes islamistes, et bien j'ai le regret de dire que je suis d'accord!
Il est vrai que si, par contre, tous les musulmans sont visés par cette insulte, c'est inadmissible.
Mais comme nous ne pouvons pas trancher, faute de légende adjointe au dessin, je me contenterai de citer charlie hebdo, qui cite lui-même l'hebdomadaire jordanien shihane qui se demandait le 2 février " ce qui portait le plus préjudice à l'islam : ces caricatures ou bien les images d'un preneur d'otage qui égorge sa victime devant les caméras".
17:50 Publié dans questions existentielles | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
06.02.2006
And the question is...
bon, voilà, je suis devant un problème insoluble...
La 18 mars, une de mes amies se marie et la 4 mars on fête son enterrement... de vie de jeune fille.
Oui, MAIS...
je ne sais pas quoi faire d'original. Et pourtant il devrait y avoir le choix: ce sera à Paris.
Sachant qu'elle ne veut pas des trucs ridicules habituels genre chanter des chansons paillardes au coin des rues ou vendre des poireaux, auriez-vous quelques idées à me soumettre ?
vous me sauveriez !
16:42 Publié dans questions existentielles | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
08.01.2006
Le questionnaire de Proust
Ma vertu préférée : la générosité.
Le principal trait de mon caractère : la bonne humeur (quand je ne râle pas…)
La qualité que je préfère chez les hommes : la capacité à écouter.
Mon principal défaut : je suis râleuse et irritée lorsque je suis fatiguée, limite intolérante.
Ma principale qualité : la persévérence (au moins dans le travail)
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : le simple fait qu’ils soient présents.
Mon occupation préférée : lire.
Mon rêve de bonheur : très basique : un travail qui me plait, une maison où j’aime vivre et quelqu’un (singulier ou pluriel) avec qui partager ce que je vis (lectures, voyages, récit de la journée…)
Quel serait mon plus grand malheur ? Perdre mes amis et ma famille, devenir aveugle et sourde.
A part moi -même qui voudrais-je être ? moi-même, c’est tout. J’ai mis du temps à m’accepter à l’adolescence, ce fut bien douloureux et maintenant, je peux dire que je m’apprécie et que même si je ne suis pas toujours contente de moi, ce n’est pas pour autant que je voudrais être quelqu’un d’autre.
Où aimerais-je vivre ? à Nancy ou à Berlin. Ce sont des villes charmantes où la campagne est encore accessible.
La couleur que je préfère : le vert
La fleur que j'aime : je les aime pratiquement toutes, alors disons, des gardénias blancs et des roses blanches. Pas seulement pour leur pureté mais aussi pour leur simplicité.
L'oiseau que je préfère : le rouge-gorge.
Mes auteurs favoris en prose : Stefan Zweig, Ingeborg Bachmann, Pennac, Malraux, Barjavel, Vian, R.Merle, et bien d’autres encore…
Mes poètes préférés : peu nombreux : Aragon, Villon, Eluard, Goethe (période tardive).
Mes héros dans la fiction : je cherche encore.
Mes héroïnes favorites dans la fiction : cat’s eyes
Mes compositeurs préférés : Schubert, Beethoven, Tschaikowsky pour les « classiques », sinon, il y en a plein d’autres : Yann Tiersen, Ben Harper, Brassens, et j’en oublie…
Mes peintres préférés : Hundertwasser, Toulouse-Lautrec, Guallino.
Mes héros dans la vie réelle : tous les gens qui vont au bout d’eux-mêmes, soit pour eux, soit pour les autres : sportifs, ou des gens comme sœur Emmanuelle.
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : les « 374 salopes », elles se sont battues pour leur liberté.
Mes héros dans l'histoire : Aliénor d’Aquitaine pour son courage et sa persévérance.
Ma nourriture et boisson préférée : dur, j’aime à peu près tout. Allez, ma boisson préféré, c’est l’eau, pure ou sous forme de thé. Ma nourriture préférée, c’est le chocolat, puisqu’il faut sélectionner quelque chose.
Ce que je déteste par-dessus tout : les imbéciles obtus, étroits d’esprit et en plus de mauvaise foi. Ils m’agacent !
Le personnage historique que je n'aime pas : Hitler.
Les faits historiques que je méprise le plus : et bien, ma foi, ça va ensemble, le 3e Reich, en particulier la nuit de cristal.
Le fait militaire que j'estime le plus : encore faudrait-il que j’aie de l’estime pour un fait militaire. Même si je reconnais qu’on a tout de même besoin d’une armée.
La réforme que j'estime le plus : l’abolition de l’esclavage.
Le don de la nature que je voudrais avoir : savoir chanter.
Comment j'aimerais mourir : tout simplement vieille et heureuse dans mon sommeil. Comme dirait Brassens, j’aimerais mourir en bonne santé.
L'état présent de mon esprit : lucide, bien que frisant la surchauffe après tout ce questionnaire…
La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : « faute », comme c’est lourd, biblique, même. Je préfère « erreur » . Je ne sais pas vraiment : puisqu’elle m’a inspiré de l’indulgence lorsque quelqu’un l’a commise, elle est déjà oubliée.
Ma devise : Je n’en ai pas. La vie est trop riche pour être réduite à une phrase.
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18.05.2005
C’est comme une drogue…
Dans ma famille, tout le monde lit beaucoup (surtout moi d’ailleurs, en fait). Depuis que j’ai appris à lire, à l’âge de 5 ans, j’ai toujours un livre à portée de main. Je me souviens même d’une fois où on est partis en vacances avec mes parents. J’avais pris avec moi un ou deux livres, c’était inévitable, mais je les ai très vite terminés. Or donc, comme il était impensable d’en rester simplement là, j’ai voulu absolument m’en procurer d’autres… Au bout d’une semaine, quand il a fallu repartir, j’avais une caisse entière de livres!
Jusqu’à l’âge de 10 ans environ, mes parents m’envoyaient au lit à 20 heures, mais souvent je refusais de dormir et je lisais avec me lampe de poche. Mais papa et maman me connaissaient bien et à chaque fois ils me surprenaient! J’ai vite trouvé la solution: lorsqu’un livre me passionnait, je me réveillait toute seule très tôt le matin (entre 4 et 6 heures), poussée par l’envie de connaître la suite de «l’Aiguille creuse», ou du «Perroquet qui bégayait», j’allumait ma lampe de poche et me recouvrait de ma couette pour m’isoler un peu plus dans ce monde fabuleux.
Un jour j’ai voulu expliquer à mon frère, qui n’a jamais été contaminé par ce virus de la lecture, ce qui me passionne dans les livres: on s’y oublie soit même, toutes les frontières du réel sont balayées, tout devient possible. Si on est petit et impuissant, ce n’est pas grave! Dans les livres, on peut devenir grand, fort, inventif, ingénieux et vaincre les méchants. Toutes les vies dont on rêve peuvent se réaliser dans ce monde parallèle qu’est la littérature. On peut même vivre ce dont on n’aurait jamais rêvé! Et puis cette complicité qui parfois s’établit avec l’auteur (ou le narrateur) quand on comprend certaine allusion cachée ignorée des néophytes et des amateurs! Quelle jouissance…. La littérature embellit la vie quotidienne, elle l’enrichit. A chaque moment de la vie on peut convoquer la pensée de tel ou tel auteur; c’est rassurant de découvrir que d’autres se sont posé les mêmes questions avant nous et y ont parfois répondu (et avec bien plus de succès que nous!) et sentir cette communauté de pensée à travers le temps et l’espace, ce n’est pas fantastique, ça? Pouvoir dialoguer avec des écrivains en abolissant les obstacles concrets, c’est magique! La lecture, l’écriture, c’est l’expression de l’éternité, de l’immortalité. C’est ce qui est fascinant.
et ce contact charnel avec les livres: apprécier le grain du papier sous les doigts, sentir l'odeur des feuilles jaunies, parfum de ce qui est resté secret jusqu'à ce qu'on le découvre...
Je ne peux pas me passer de lire: si j’ai des problèmes, je trouve toujours un refuge sûr dans un livre qui me fait oublier pour un temps ce qui me tracasse. Et même lorsque tout va bien, j’ai besoin de ma dose quotidienne de lecture… c’est comme une drogue, je vous dis!…

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